Mehdi Errif entouré de sa famille face aux montagnes

QUI SUIS-JE ?

Mehdi Errif

Je travaille sur l’humain. Celui qu’on montre, mais surtout celui qu’on cache.

Je suis Mehdi. Préparateur mental, psychopraticien et créateur de MindCoping®.

Mais avant tout ça, je suis un mari et le père de quatre enfants. Ma famille est mon point d'ancrage et probablement ma plus grande école.

J’accompagne des personnes qui refusent de se résigner à leurs propres limites, à leurs peurs ou à l’histoire qu’elles se racontent sur elles-mêmes.

Mon métier s'est construit à travers des formations, des rencontres et des centaines d'heures d'accompagnement.

Mais il s'est surtout construit à travers ma propre histoire.

Découvrir mon histoire
Mon histoire

Pendant longtemps, j’ai cru qu’être fort, être un homme, c’était ne rien montrer.

J’ai appris très tôt à me débrouiller.

Mes parents se séparent lorsque j’ai 5 ans. Très jeune, je me retrouve à prendre soin de ma petite sœur, avec son lot de traumatismes, puis d’une cousine en situation de handicap lorsque je suis chez ma grand-mère qui habite l’étage du dessous.

À 15 ans, je suis mis à la porte par mon père.

Pendant quelques jours, je ne sais même pas vraiment où je vais dormir. Je passe d’un ami à une connaissance sans raconter ce qui m’arrive.

Par fierté.

Ou peut-être parce que j’avais déjà appris une règle qui allait m’accompagner longtemps :

Encaisse et avance.

Le sport devient mon refuge. Le football surtout.

J’ai un rêve : devenir professionnel.

Mais à 19 ans, mon corps commence à en décider autrement.

Une première opération du genou. Puis une autre. Des retours. Des rechutes. Et encore des opérations.

À chaque fois, reconstruire.

Mon rêve de gosse finit par disparaître avec une partie de l’identité que j’avais construite autour de lui.

Mais comme toujours, j’avance.

Alors j’ai construit une vie sûre.

J’entre dans la fonction publique, à la mairie de Sens. Ma ville, à laquelle je suis profondément attaché.

Un métier. Un salaire. Une sécurité.

Puis une famille et des responsabilités qui donnent encore plus de valeur à cette stabilité.

J’y resterai 15 ans.

J’y vivrai de très belles choses. Mais aussi des conflits, des mensonges, des accusations et certaines situations qui semblent se répéter.

Je change de poste. De service. J’essaie autre chose.

Et pourtant, certains problèmes reviennent.

Encore et encore.

Pendant longtemps, je regarde ce qui ne va pas autour de moi.

Jusqu’au moment où je commence à me poser une autre question :

Et si je devais aussi regarder ce qui se passe chez moi ?

Parce qu’au fond, je savais que je n’étais plus à ma place.

Mais savoir et agir sont deux choses différentes.

Partir, c’était abandonner la sécurité d’un salaire avec une femme et quatre enfants.

C’était aussi affronter le regard des autres.

J’ai grandi dans un environnement où parler de psychologie, de ses émotions ou de ses fragilités était loin d’être naturel.

Encore moins lorsqu’on était un homme.

Alors imaginer quitter une situation stable pour travailler sur le mental, la psychologie et l’humain…

Il m’a fallu du temps pour l’assumer.

Jusqu’à ce qu’une peur devienne plus grande que celle de partir :

Arriver à la fin de ma vie et comprendre que je n’avais jamais vraiment choisi la mienne.

Je me suis toujours promis une chose : ne pas vivre avec ce regret.

Alors j’ai fini par quitter cette sécurité.

Et c’est là que j’ai commencé à comprendre quelque chose d’essentiel.

Pendant des années, j’avais développé une incroyable capacité à avancer.

À encaisser.

À m’adapter.

À recommencer.

Ce que je prenais pour de la force m’avait énormément servi.

Mais cette force avait aussi un prix.

À force de vouloir tout gérer, on peut finir par ne plus écouter ce qui se passe en soi.

À force de s’adapter, on peut finir par ne plus savoir quelle place nous appartient vraiment.

À force de porter un masque, on peut même oublier qu’on en porte un.

J’ai alors commencé à regarder mes propres mécanismes avec la même exigence que celle avec laquelle j’avais toujours observé les autres.

Mes réactions. Mes peurs. Mes contradictions. Mon histoire. Mes croyances. Mon besoin de comprendre.

Je me suis formé. Mais je me suis surtout confronté à l’humain.

Préparation mentale, psychologie, PNL, Dépolarisation®, santé mentale…

Ces formations m’ont apporté des connaissances, des méthodes et des outils.

Mais plus j’apprenais, plus une conviction grandissait :

Les formations m’ont appris à accompagner l’humain.
La vie m’a appris à le comprendre.

Ma femme, avec qui je partage ma vie depuis 16 ans, et tout ce que nous avons traversé ensemble.

Mes quatre enfants, qui restent ma plus grande école.

Mes blessures.

Mes erreurs.

Ma foi, qui occupe une place essentielle dans ma manière de donner du sens à ce que je traverse.

Les personnes que j’ai rencontrées et accompagnées.

Et toutes ces expériences qui m’ont appris une chose : derrière ce que quelqu’un montre, il se passe souvent beaucoup plus que ce que l’on voit.

Aujourd’hui, je sais surtout que je ne saurai jamais tout.

Je suis un éternel apprenant.

Un mari. Un père de quatre enfants. Un homme avec ses forces, ses contradictions et encore énormément de choses à apprendre.

Je ne cherche donc pas à accompagner depuis une position de celui qui aurait tout compris.

Je cherche à voir ce que l’autre ne voit parfois plus chez lui.

À poser les questions qu’il évite.

À mettre en lumière les histoires qu’il se raconte parfois depuis tellement longtemps qu’il les prend pour des vérités.

C’est de là que vient cette phrase que je garde au-dessus de mon bureau :

« J’arrache l’humain à sa propre prison intérieure.
Je suis le miroir qui montre ce que tu caches,
et la main qui t’en libère. »

Parce qu’on ne peut pas transformer ce qu’on refuse de regarder.

Et si j’accompagne aujourd’hui d’autres personnes à le faire, c’est parce que j’ai moi-même dû apprendre à regarder derrière mes propres masques.

C'est probablement là que mon histoire rejoint aujourd'hui mon métier.

Ma vision

Transformer le monde en transformant l’individu.

On passe énormément de temps à vouloir changer ce qui nous entoure.

Notre conjoint. Nos enfants. Notre collègue. Notre coach. Notre patron. Notre environnement. Parfois même la société entière.

Mais beaucoup moins de temps à regarder la part qui nous appartient.

Et c’est pourtant là que commence ma vision de l’accompagnement.

Tout ce que nous vivons ne dépend pas de nous. Notre manière d’y répondre, en partie, oui.

Nous avons tous une histoire.

Des expériences qui nous ont construits. Des peurs. Des croyances. Des blessures. Des habitudes. Des façons de nous protéger.

Certaines nous servent.

D’autres continuent à diriger certaines de nos réactions longtemps après avoir cessé de nous être utiles.

Le problème n’est pas d’en avoir.

Le problème commence lorsque nous les subissons sans même savoir qu’elles sont là.

Se connaître, ce n’est pas passer sa vie à s’analyser.

C’est être capable de regarder avec suffisamment d’honnêteté ce qui se passe en soi.

Pourquoi cette remarque me touche autant ?

Pourquoi ai-je autant besoin d’être reconnu ?

Pourquoi est-ce que je réagis toujours comme ça lorsque j’ai peur ?

Pourquoi est-ce que je reproduis quelque chose que je sais pourtant mauvais pour moi ?

Pourquoi est-ce que je demande aux autres de changer quelque chose que je refuse peut-être de regarder chez moi ?

Ce sont rarement les questions les plus confortables qui nous apprennent le plus.

Mais pour moi, la responsabilité commence là.

Pas en se culpabilisant.

En arrêtant simplement de considérer que tout vient toujours de l’extérieur.

Je ne crois pas à une vie sans épreuves.

Et je ne crois pas non plus qu’un travail sur soi permette de devenir invulnérable.

Nous continuerons à connaître la peur, l’échec, le conflit, l’injustice, la perte, le doute ou l’incertitude.

La vie ne devient pas soudainement plus simple parce qu’on se connaît mieux.

Ce qui peut changer, c’est notre manière de la traverser.

Comprendre ce qu’une situation déclenche en nous.

Ne pas laisser automatiquement une émotion ou une ancienne blessure décider de notre réponse.

Apprendre à prendre du recul.

Choisir.

Agir.

Puis ajuster lorsque nous nous trompons.

Pour moi, être fort n’est plus ne rien ressentir.

C’est savoir quoi faire de ce que l’on ressent.

Et c’est là que le travail individuel devient collectif.

Un père qui travaille sur sa manière de gérer sa colère ne transforme pas seulement sa propre vie.

Il change aussi quelque chose pour ses enfants.

Un dirigeant qui apprend à reconnaître son ego peut modifier sa manière de traiter toute une équipe.

Un sportif qui cesse de confondre sa valeur avec ses résultats peut changer sa manière de vivre la compétition, l’échec et les autres.

Ce que nous ne réglons pas en nous finit souvent par toucher ceux qui nous entourent.

L’inverse est également vrai.

Ce que nous transformons en nous peut changer notre manière d’aimer, d’éduquer, de travailler, de diriger, de transmettre et simplement d’être avec les autres.

C’est pour cela que ma vision dépasse largement la performance.

La paix dans le monde commence par la paix intérieure.

Cette phrase peut sembler immense.

Pour moi, elle est au contraire très concrète.

Je ne prétends pas changer le monde.

Mais je crois qu’un être humain qui comprend mieux ce qui le pilote peut arrêter de faire porter certaines de ses propres batailles aux autres.

Qu’un parent peut transmettre différemment.

Qu’un dirigeant peut diriger différemment.

Qu’un sportif peut gagner ou perdre différemment.

Qu’un homme ou une femme peut simplement prendre une autre place dans sa propre vie et dans celle des autres.

C’est ce que j’entends lorsque je parle de :

Transformer le monde en transformant l’individu.

Pas changer tout le monde.

Commencer par la seule personne sur laquelle nous pouvons réellement travailler : nous-mêmes.

Ce qu’on dit de moi